Restauration d'un Dnepr MT-16

 

Samedi 28 octobre 2006

Aujourd'hui, Paulette et moi sommes allés parcourir la campagne sarthoise embrumée pour récupérer les quatre moyeux, donnés à polir. Alors, vraiment, pour les 40 euros demandés, c'est pas la peine que je passe des heures à faire ça avec mon pauvre matériel monté sur ma perceuse coincée dans l'étau. Pour vous donner une idée : voici l'état des moyeux avant :

 

Et voilà après :

 

Même les marques de fonderie ont été gommées. C'est beau, hein !? Peu de Dnepr à travers le monde peuvent s'enorgueuillir de posséder de tels moyeux. Du coup, je me demande si je vais réellement réutiliser les jantes même pas rondes en acier peintes en noir. J'ai un peu envie de coller de belles Radaelli chromées, ça fera moins deuil, et elles risquent d'être moins patatoïdes. Ca vaut 50 euros le bout, ceci dit. Bref, je réfléchis, mais je pense que mon prochain extrait de compte me donnera la solution. Notons également que le rayonnage pourrait être un poste budgétaire non négligeable, si je ne parviens pas à le faire moi-même.

Les rayons sont eux comme neufs, ils sont revenus du zingage ( pas de photo sous la main ), mais les écrous étaient un peu beugnés par le démontage. Du coup, j'ai chargé le responsable import du Garage Polaroil, Ben, d'aller en quérir à Kiev, de même que les poussoirs et les clavettes de soupapes manquantes.

Le moteur quant à lui, n'attends plus que ces pièces pour être complètement remonté, c'est à dire que seul son ensemble cylindre-culasse gauche est manquant, sinon, tout est là. J'ai remonté les pignons de distribution ( le calage est d'une facilité enfantine : faut aligner les deux repères situés sur les dents du pignon de vilo et du pignon d'arbres à came ), le pignon de pompe à huile, l'alternateur, le carter de distribution équipé d'un joint fabriqué pour l'occasion, les rupteurs et le mécanisme d'avance centrifuge, la bobine et j'ai même poussé le vice jusqu'à mettre un câble haute tension et un capuchon de bougie pour parachever l'oeuvre. Rhâââ, c'est beau.

Après remontage, je pense le monter avec sa boîte de vitesse sur un banc pour effectuer la mise au point sans attendre que le reste de la moto soit prêt, histoire de voir si l'engin démarre, s'il tourne rond et s'il crache bien tous ses valeureux poneys sans répandre de l'huile partout.

Donc, à ce jour, il reste à faire :

- la tôlerie et la peinture du panier et des garde-boues

- le remontage des roulement et le rayonnage des roues

- la réfection de la boîte de vitesse, du différentiel et du réducteur ( roulements et joints spis à changer )

- la sellerie ( retaper le siège du panier, repeindre les armatures de selle de la moto et changer la "housse" de selle du pilote )

- la peinture des amortisseurs

- le remontage final avec réglage du side

Et, bien sûr, le gros morcif, l'homologation. J'espère attendrir un peu le coeur réputé lithique du fonctionnaire de la DRIRE avec le récit documenté de cette restauration. De toutes façons, je crois qu'il est possible de payer à nouveau les frais de douanes ( le "quitus fiscal") ce qui me donnerait le droit de rouler 4 mois et demi supplémentaires, et qui faciliterai les présentations aux Mines, en évitant l'usage d'une remorque.

Avec un peu de chance, le side roulera peut-être au printemps prochain ?

 

 

par Paulo Polaroil publié dans : polaroil
 

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