Restauration d'un Dnepr MT-16

 

Présentation

Ce blog est consacré à la restauration d'un Dnepr MT-16, deux roues motrices acheté en Ukraine en décembre 2004. Les tribulations du choix, de l'achat et du rapatriement de l'engin ont été racontées avec force détails sur le groupe fr.rec.moto, et l'on peut avoir une idée précise du paysage motocycliste ukrainien sur  le site du Garage Polaroil. Si vous désirez être prévenu de l'évolution des travaux, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter. Vous pouvez également laisser vos commentaires tant mécaniques qu'amicaux, ou encore vos remarques acerbes, mais t'ention, là, c'est à vos risques et périls.

Le budget global de l'opération est consultable ici.

Paulo Polaroil

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Lundi 9 avril 2007
Vous pouvez me traiter de feignasse, vous n'avez pas tort. Tout de même, j'ai un peu avancé depuis la dernière mise à jour de ce blog. Ben m'avait ramené deux  garnitures de selle, que j'ai du refixer sur les armatures fraîchement epoxiées. Pour vous donner une idée de la difficulté de la chose, c'est à peu près comme si vous essayiez de plier en quatre un pneu de voiture. Malgré tout, je suis parvenu à regarnir mes selles, après avoir fait tremper l'assise en caoutchouc dans de l'eau chaude pour l'assouplir, ainsi qu'on pesant de tout mon poids sur l'armature. Gino Polaroil m'a également aidé pour la seconde selle, dans laquelle il fallait glisser un petit matelas de feutre.
Par ailleurs, j'ai reconditionné les trois amortisseurs du side, en remplaçant les joinst spis par du bon matériel occidental, et l'huile par de la Dexron II, l'huile de turbine T-22 préconisée par le manuel russe étant temporairement en rupture de stock chez Norauto.
En tout cas, pour du matériel soviétique, je trouve ça bien compliqué ces amortisseurs : rondelles, clapets, ressorts et joints divers, faut faire gaffe de tout remettre dans l'ordre.





Je ne sais pas si la tenue de route de l'engin s'en ressentira, mais voilà mes amortisseurs comme neufs. Je n'ai pas tout remonté, car il reste des caches à peindre.
Petit mémo pour les ceusses qui auraient des amortisseurs Dnepr à retaper : les spis, c'est du 11x24x7, et il faut 105 cm3 d'huile.







Sinon, est-ce que quelqu'un peut me dire où j'ai foutu ces salo^^^^ies d'entretoise de fixations moteur ? Je suis infoutu de remettre la main dessus, ce qui étonnera quiconque connaissant le soin maniaque que j'apporte au rangement du garage.
par Paulo Polaroil publié dans : polaroil
Mercredi 3 janvier 2007
Après avoir été chercher quelques pièces qui avaient échappé à la première tournée de zingage, j'ai remonté le flasque de frein avant, avec mâchoires neuves, ressorts, axes, bielettes et visserie zinguée. Du coup, j'obtiens un superbe frein à tambour, à commande double came :



Z'avez vu, même les ressorts ont été zingués, même si on les voit pas. Si c'est pas du perfectionnisme...

Bon, ok c'est beau, mais c'est pas sûr que ça soit efficace pour ralentir les 350 kilos de la machine.
par Paulo Polaroil publié dans : polaroil
Samedi 23 décembre 2006
Salut à tous !

Aujourd'hui, comme il fait trop froid au garage, je m'attelle à des travaux de peinture qui peuvent s'effectuer au chaud, dans l'appartement : la peinture des filets blanc du réservoir. Je ne me sens pas les tracer à main levée à l'aide d'un pinceau à filets, aussi vais-je procéder à un masquage à l'aide de ruban adhésif. Je n'aurai qu'à barbouiller ensuite.
Je me muni du matériel idoine : petit pot de peinture blanche brillante et très couvrante ( glycérophtalique ), pinceau à forte capacité de rétention (merci Manolo), white-spirit, ruban adhésif de masquage pour courbes, carton pour pas en foutre partout. Avant même de commencer, je rejette le ruban adhésif : sa structure gaufrée pourrait permettre à la peinture de se glisser en dessous et de me saloper tout le boulot. C'est donc à l'aide du chatterton que je vais masquer. Il a l'avantage de pouvoir dessiner des courbes car il est extensible. Je retrouve quelques photos du réservoir d'origine et je colle précautionneusement mon chatterton sur le côté droit du réservoir :




Pourquoi ai-je choisi du chatterton noir  sur un réservoir noir ? Pour corser l'affaire, bien sûr.

J'applique la peinture sans trop de difficulté, et ça donne ça :



Une demi heure après, j'enlève le masquage alors que la peinture n'est pas sèche, c'est important, car sinon elle se craquelle. Horreur, malheur, la peinture s'est subrepticement glissée sous l'adhésif à plein d'endroits différents.



Je n'avais pas assez lissé le ruban. Pas de panique, elle n'est pas encore sèche. Je décime les cotons tiges du foyer pour tamponner et lisser l'excès de peinture à l'aide de white spirit.




Afin d'obtenir deux décos symétriques, je prends quelques mesures et je commence la pose du masquage côté gauche. Cette fois, j'appuie comme un sourd sur le ruban adhésif. La mise en peinture ne pose pas de problème et le retrait du masque révèle moins d'imperfections que la première fois, deux-trois coups de cotons tiges solutionnent le problème. Je pense également que je passerai un coup de polish dessus dans trois semaines lorsque la peinture sera bien durcie.




Au final, si mes filets n'ont pas la grâce de ceux tracés à main levée par les plus grands pinstrippers, ni même ceux des ouvriers indiens de chez Royal-Enfield, eh bien, ils sont pas mal quand même. De toutes façons, y peuvent pas être pire que ceux tracés par des ouvriers ukrainiens le lendemain du jour de paie.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, vous pouvez retourner à vos dindes, vos marrons, et vos quiches.

 Joyeux Noël !
par Paulo Polaroil publié dans : polaroil
Mercredi 20 décembre 2006
... touche également le Garage Polaroil. S'écartant un peu plus chaque jour de la définition de la Rougne Improbable décrite dans les statuts du Moto Club Polaroil, le Dnepr se pare d'artifices clinquants afin de masquer ses origines paysannes :



Bientôt la sono 12x500W dans le panier, et à moi les concours de décibels sur le parking du Leclerc.
par Paulo Polaroil publié dans : polaroil
Dimanche 10 décembre 2006
Bonjour à tous,

Mercredi dernier fut l'occasion de visiter les sous-traitants du garage Polaroil. J'ai déposé les supports de selles, les pares-jambes ainsi que le "carénage" et toutes les pattes de fixation  afférentes dans une boîte de sablage et peinture epoxy. J'avais au préalable débosselé les pare-jambes, qui sont réalisés dans une tôle si fine que la couche de peinture va sérieusement les renforcer. Pour ceux qui ne connaissent pas la moto revêtue de ses atours d'hiver, la voilà :



Par ailleurs, j'ai amené les caches culbus, le flasque de frein avant ainsi que le marchepied de side à polir. Je sais, c'est un brin superflu pour une telle Rougne Improbable, mais ce sera ma petite touche "Passion du Tuning". J'ai aussi déposé ce qui restait de visserie et de pièces diverses à zinguer.
Enfin, j'ai confié de quoi faire deux roues à peu près rondes à Patrick, du Moto Club  Les Barbours. Merci beaucoup Patrick, le Moto Club Polaroil saura récompenser ta coopération.

Malgré le froid piquant qui régnait au garage Polaroil en cette fin d'après-midi, j'ai poursuivi ma grande oeuvre de résurrection mécanique.

Preumio, j'ai collé le moteur dans le cadre. Ca n'avance pas à grand-chose, vu qu'il n'y pas les roues, mais ça occupe , ça m'évite d'avoir à fabriquer un banc, et c'est beau. La preuve :



Deuzio, j'ai commencé à reconnecter tous les éléments électriques entre eux. Un détail, ma doc technique, bien que traduite en français, n'indique que l'initiale russe des couleurs des câbles. Bon, après une recherche sur google, j'ai trouvé une traduction en anglais puis j'ai ressorti mes crayons de couleur pour obtenir ceci :



Ensuite, les couleurs des câbles sur la machine ne correspondent pas toujours à ce qu'elle sont dans l'idéal documentaire soviétique.
Enfin, je suis frappé d'une infirmité congénitale handicapante dans ma situation actuelle : le daltonisme.

Le lecteur attentif et avide de spectaculaire pressent le drame. Tout est réuni pour qu'au mieux, le klaxon actionne le clignotant arrière droit, et qu'au pire le garage Polaroil entier prenne feu.

Après moults grattages crâniens, je réussis tout de même à rebrancher moults accessoires, dont l'indispensable prise électrique destinée à la baladeuse de la boîte à outils. En ce qui concerne la boîte à fusible, je patauge un peu. Non seulement le gris, le vert et le rose se mélangent dans ma rétine, mais en plus, les isolants sont crasseux. Pfff...



A mon retour dans mon logis,  un brin dépité, je me souvins qu'à l'occasion du démontage de la moto, j'anticipai mes difficultés électriques en photographiant chaque connexion. Fébrilement, je parcourus les dossiers de la restauration, pour retrouver ceci :







Youpi, je vais pouvoir tout recâbler sans angoisse. Si ces quelques photos pouvait par ailleurs éviter l'incendie à d'autres Dnepr, j'en serais ravi.

Je mesure en regardant ces clichés les progrès accomplis dans cette restauration... Bientôt, la moto sera sur ses roues, et le moteur tournera... peut-être !
par Paulo Polaroil publié dans : polaroil
 

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Ces deux docs sont en français, merci à l'Amicale et à Popov
 
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